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Cap sur les Sicavs?

Mais, paradoxalement, le bel élan des marchés depuis le début de l'année tempère l'enthousiasme des professionnels. Les sociétés de gestion s'attendent certes toujours à voir cette année la Bourse gagner au total entre 5% et 10%. Mais elles soulignent qu'une bonne partie du chemin a déjà été parcouru ces dernières semaines.


De nombreux stratèges anticipent en effet une pause, voire une légère correction des Bourses européennes. Le CAC 40 ne franchira pas sans difficulté la barre des 4 100 points. Et les investisseurs risquent de profiter de la hausse récente pour prendre leurs bénéfices.


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La menace d'une remontée des taux d'intérêt hypothèque aussi le proche avenir. A 3,6% sur dix ans en France par exemple, les taux des emprunts d'Etat sont anormalement bas. Le président de la banque centrale américaine, a qualifié cette semaine cette situation d'énigme. Si on compare les valorisations actuelles aux bénéfices attendus des entreprises, la Bourse anticipe aujourd'hui une remontée de 3% des taux d'intérêt. Soit beaucoup plus que prévu par les économistes. Si les taux augmentaient vite, par exemple parce que la croissance économique s'annonçait plus forte que prévu, les marchés d'actions auraient besoin d'un peu de temps pour se reprendre... avant de repartir à la hausse. Les épargnants pourraient donc avoir dans les prochains mois des occasions d'investir en Bourse à des prix un peu plus attrayants qu'aujourd'hui.


Mais quels fonds devront-ils privilégier ?

 

Ces dernières années, certaines stratégies ont rapporté beaucoup plus que la Bourse elle-même, nous explique boursedeparis.fr. Alors que sur un an le CAC 40 gagne un peu plus de 7%, les sicav et FCP dédiés aux actions à fort dividendes, portées aux nues par les marchés l'an dernier, progressent souvent de plus de 20% par exemple. Même scénario pour les fonds les plus performants de «stock-picking» (sélection de titres) ou les spécialistes des petites et moyennes valeurs. De telles performances attirent bien sûr les souscripteurs. Qui ne doivent pas oublier que le passé ne présage pas de l'avenir.


Les fonds de stock-picking ont toujours le vent en poupe: leurs rivaux, les fonds indiciels, ne reviendront en force que lorsque des capitaux très importants afflueront sur les marchés boursiers. En revanche, les petites et moyennes capitalisations sont aujourd'hui sur la sellette. Brillantes depuis deux ans, elles ont continué sur leur lancée en 2014, avec une progression deux fois supérieure à celle du CAC 40. Un parcours trop beau pour durer ?. Même les gérants de stock-picking qui ont chéri les PME ces dernières années commencent à prospecter ailleurs.


Pour les souscripteurs, pas question pourtant de changer brutalement leur fusil d'épaule. En Europe, même si elles sont chères, les valeurs moyennes continuent à drainer d'importants capitaux. Et elles devraient battre les grandes valeurs encore quelque temps, du moins jusqu'à ce que la croissance économique s'accélère.

Quand les taux d'intérêt seront remontés, les investisseurs se montreront peut-être aussi prêts à prendre un peu plus de risques. Les valeurs de rendement qui les ont séduits par leur côté défensif auraient alors moins d'attrait.

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